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Masterclass - Oliver Stone - VO

Le Lundi 10 octobre 2016 à 20h, rencontrez Oliver Stone au Cinéma les Fauvettes. Le cinéaste répondra aux questions de Jean-Pierre Lavoignat, le public sera également invité à échanger avec le réalisateur. 

 

 

D'un tempérament aventurier, Oliver Stone, né de père américain et de mère française, effectue très jeune de nombreux voyages avant de s'engager dans l'armée américaine et de partir pour le Vietnam. Il rentrera au pays auréolé de deux prestigieuses décorations (l’Étoile de Bronze et la Purple Heart), mais traumatisé par l'horreur des combats. Son orientation politique et artistique s'en ressentira. 

 

De retour, il reprend ses études et, en 1971, décroche un diplôme de cinéma à l'université de New York. Passionné par tous les aspects du 7e Art, Oliver Stone n'aura de cesse de se diversifier, voire de cumuler les fonctions : réalisateur, producteur, scénariste et même acteur... Scénariste de tous ses films, il sera aussi crédité pour les scripts, entre autres, de Midnight express (Oscar du Meilleur scénario), Conan le barbare, Scarface et Evita. En tant que producteur, on peut le retrouver aux génériques du Mystère von Bulow ou encore de Larry Flynt.

 

Sa carrière de réalisateur, elle, ne décolle vraiment qu'en 1986 avec deux œuvres retentissantes et polémiques : Salvador et Platoon. Le premier s'en prend à l'interventionnisme américain en Amérique du Sud, tandis que le second restitue, de manière viscérale, les combats au Vietnam. Pour cette dernière œuvre, quasi autobiographique, il obtient l'Oscar du meilleur réalisateur. Dès lors, sa réputation de cinéaste contestataire ne cesse d'enfler. En 1987, avec Wall Street, emmené par Michael Douglas, il s'en prend aux Yuppies, aux courtiers, et anticipe la crise boursière. En 1989, Né un 4 juillet, porté par Tom Cruise, évoque la difficile reconstruction psychologique des vétérans du Vietnam et lui vaut un nouvel Oscar du Meilleur réalisateur. Puis vient 1991 et le scandale JFK. La vision que donne le cinéaste de l'assassinat de Kennedy remet complètement en cause le rapport officiel de la Commission Warren et accuse la CIA de complicité. Stone réclame l'ouverture des archives gardées secrètes.

 

En 1994, autre film, nouvelle controverse : Tueurs nés, portrait sanglant d'un couple de meurtriers, est accusé de faire l'apologie de l'ultra-violence. La presse se déchaîne, l’œuvre devient culte. En comparaison, Nixon (1995), portrait peu reluisant du président américain (incarné par Anthony Hopkins), passe pour un assagissement. Pour autant, cette liste ne doit pas faire oublier des œuvres moins scandaleuses, moins politiques. Talk Radio (1988) et Les Doors (1990) témoignent ainsi de l'amour de Stone pour le rock. Entre ciel et terre (1993) conclut sa trilogie vietnamienne (avec Platoon et Né un 4 juillet). U-Turn (1997) joue avec les codes du thriller, tandis que L' Enfer du dimanche (1999) plonge le spectateur dans les arcanes et les arènes du football américain. Et à chaque film, le même style rythmé et rentre-dedans.

 

Après deux documentaires, sur Fidel Castro (Comandante, 2002) et la Palestine (Persona non grata, 2003), Oliver Stone se lance dans la réalisation d'Alexandre, biographie épique d'Alexandre le Grand, le légendaire général macédonien qu'incarne à l'écran Colin Farrell. En 2006, il réalise et produit World Trade Center en hommage aux victimes de l'attentat du 11 septembre 2001, film dans lequel il dirige Nicolas Cage. 2008 marque le retour du Stone politique : avec W. - L'improbable Président, qui sort à quelques semaines de l'élection présidentielle américaine, il dresse le portrait de George W. Bush (ici incarné par Josh Brolin) et signe du même coup son troisième film consacré à un président américain, après JFK (1991) et Nixon (1995). 

 

 

 (AUCUNE CAPTATION N'ÉYANT ÉTÉ FAITE LORS DE CETTE RENCONTRE,

NOUS DIFFUSIONS ICI CELLE DE LA UCTV EN 2016)

 

En 2010, soit près de 23 ans après la sortie de Wall Street, Oliver Stone réalise Wall Street : l'argent ne dort jamais, une suite sur l'univers impitoyable de la bourse, avec de nouveau Michael Douglas dans le rôle de Gordon Gekko et Shia LaBeouf en jeune loup de la finance. Deux ans plus tard, toujours aussi contestataire, il s'attaque aux cartels et à la question politique de la frontière mexicaine, puisqu'il revient derrière la caméra en adaptant le best-seller de Don Winslow, Savages, réunissant un casting de premier ordre avec Taylor Kitsch, Blake Lively ou encore Aaron Taylor-Johnson. Le cinéaste passe ensuite par la case télévision en créant une série documentaire en 8 épisodes intitulée Oliver Stone - Les États-Unis, l'histoire jamais racontée. Créée, produite et narrée par le réalisateur, cette série documentaire dévoile l’histoire américaine de la Seconde Guerre Mondiale à nos jours comme elle ne nous a jamais été racontée : une oeuvre qui est le résultat d’un travail imposant de recherche et de documentation.

 

Après cette expérience, Stone décide de revenir sur le grand écran en s'attaquant au biopic sur le lanceur d'alerte Edward Snowden sobrement baptisé Snowden. Pour incarner ce patriote idéaliste et enthousiaste croyant réaliser son rêve en rejoignant les équipes de la CIA puis de la NSA, le cinéaste choisit Joseph Gordon-Levitt. Snowden a découvert au cœur des Services de Renseignements américains l’ampleur insoupçonnée de la cyber-surveillance. Violant la Constitution, soutenue par de grandes entreprises, la NSA collecte des montagnes de données et piste toutes les formes de télécommunications à un niveau planétaire. Choqué par cette intrusion systématique dans nos vies privées, Snowden a décidé de rassembler des preuves et de tout divulguer. Devenu lanceur d’alerte, il sacrifiera sa liberté et sa vie privée. Un sujet parfait pour le metteur en scène engagé qu'est Oliver Stone.

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