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Masterclass - Im Kwon-Taek - VF

Le Jeudi 3 décembre 2016 à 20h, rencontre avec Im Kwon-Taek à la Cinémathèque française. Le cinéaste répondra aux questions de Jean-François Rauger, le public sera également invité à échanger avec le réalisateur. 

 

 

Im Kwon-taek passe une grande partie de son adolescence dans la rue, après que sa famille eut tout perdu dans la guerre de Corée. Parti pour Busan, il commence à travailler dans une usine de recyclage de bottes de l'armée américaine en chaussures pour civils. Sa carrière dans le cinéma débute lorsque ses employeurs décident de se tourner vers l'industrie cinématographique. Il travaille alors comme coursier puis comme assistant réalisateur.

 

A partir de 1962 et Adieu Fleuve Duman son premier long-métrages, il signe, en une décennie, plus de cinquante films de série B, du mélodrame au film de gangsters en passant par le cinéma d'action. Semblant renier quelque peu cette période, il déclarera en 2002 à L'Humanité : "A l'époque, je n'avais pas de réflexion sérieuse sur le sens de mes oeuvres. Je ne cherchais pas à décrire la vie humaine telle qu'elle est. Je n'avais pas mes propres idées. En fait, je n'étais pas très responsable. Aussi décide-t-il au milieu des années 70 de tourner des fims plus personnels, telles que Mauvaises herbes ou Chopko. Ses oeuvres sont bientôt projetées dans les festivals européens, comme Mandala et Gilsodom, présentés à Berlin, et Sibaji, dont l'actrice principale reçoit le Prix d'Interprétation à Venise en 1987.

 

 

Triomphe critique et public en Corée, La Chanteuse de pansori est aussi le film qui révèle aux cinéphiles occidentaux le talent d'Im Kwon-taek : s'inspirant, dans la forme, du pansori, un opéra coréen écrit pour un chanteur et un percussioniste, le cinéaste signe un vibrant mélodrame, doublé d'une fresque sur la Corée des années 30. Il construira sur le même modèle Le Chant de la fidele Chunhyang, récit d'un amour impossible au XVIIIème siècle, présenté sur la Croisette en 2000, et connaîtra la consécration deux ans plus tard avec Ivre de femmes et de peinture, portrait d'un peintre jouisseur, salué par un Prix de la Mise en scène à Cannes. Son opus suivant, La Pègre, est une nouvelle exploration du passé de son pays, mais cette histoire de gangsters située dans les années 30 le voit aussi revenir aux films de genre de ses débuts. Devenu l'ambassadeur du cinéma coréen dans le monde, il obtient en 2002 la médaille Fellini de l'Unesco pour l'ensemble de son oeuvre.

 

 

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