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Masterclass HORSCHAMP - Volker Schlöndorff

05.12.2017

À l'occasion du Festival des Busters 2017 organisé par HORSCHAMP, Volker Schlöndorff se donnera en masterclass exceptionnelle autour de son film "Le Tambour", Oscar du meilleur film étranger et Palme d'Or 1979, le 12 mai à 18h au Cinéma les 3 Luxembourg, animée par Téo Faure.

 

 

L'histoire du Tambour est racontée sous la forme d'un long monologue, dont le narrateur n'est autre que le héros lui-même, Oskar Matzerath, un bien étrange personnage. Doté d'une intelligence innée hors du commun, il reçoit en cadeau, pour son troisième anniversaire le 12 septembre 1927, un tambour de fer-blanc laqué rouge et blanc. Choqué par le monde des adultes, il décide de cesser de grandir. Pour cela, il fera exprès de chuter du haut des escaliers de la cave de sa maison, et va ainsi conserver sur le monde un regard d'enfant implacable et inflexible. Niant toutes les convenances sociales et espérances, il se sert de son tambour pour éprouver le monde et pour battre la mesure de l'humeur ambiante. Ainsi, figé dans son corps de petit garçon de trois ans, son tambour en permanence rivé à son cou, le narrateur raconte sur un mode épique et très noir sa traversée des années 1930, de la Seconde Guerre Mondiale et de la revitalisation économique qui s'ensuit.

 

À l'origine, le film avait atteint une durée de 162 minutes, un montage que Günter Grass avait qualifié de « charge concentrée ». Cependant United Artists, qui co-produisait le film, a exigé un raccourcissement d'une demi-heure. En effet, à l'époque, un film qui durait plus de deux heures était considéré comme trop long. Ne pouvant pas présenter deux versions du film, Volker Schlöndorff a accepté ces conditions et le film a connu un immense succès malgré tout.

 

Dans une interview au magazine français Brazil (n° 23, novembre 2009), Schlöndorff révèle qu'il vient de terminer un nouveau montage du film. Un jour, en raison de frais de conservation, on lui avait proposé de se débarrasser des négatifs non utilisés pour le film. Le réalisateur s'était alors demandé ce que donnerait ce matériel une fois monté. L'image n'en avait pas perdu sa qualité mais ne comportait aucun son.

 

La postsynchronisation de ces nouvelles scènes a été un vrai défi. Angela Winkler n'a eu aucun mal à doubler sa propre voix, celle-ci n'ayant quasiment pas changé avec les années ; Mario Adorf, en dépit de son grand âge, est parvenu à reproduire le timbre qu'il possédait à l'époque (il a également assuré la version française) ; En revanche pour Katharina Thalbach, la situation fût plus compliquée. La voix de l'actrice s'étant bien aggravée avec le temps, c'est finalement sa fille Anna qui lui prête la sienne. Quant à David Bennent, qui a depuis fait carrière au théâtre, son timbre a bien mué. Pourtant, après plusieurs essais non concluants avec un enfant, un lilliputien et une femme spécialiste de voix enfantine, Bennent assure finalement sa propre voix, celle-ci ayant été par la suite trafiquée numériquement par l'ingénieur du son Hubert Bartholomä.

 

Plus d'infos sur l'événements sur www.festivaldesbusters.com

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