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Sebastien
Lifshitz

4 avril

Dialogue avec Sébastien Lifshitz

04.04.22  Escurial

animé par Léolo 

Cycle Toute Première Fois

 

Le 4 avril à 20h30, rencontrez Sébastien Lifshitz au cinéma l'Escurial dans le cadre du cycle Toute première fois, en partenariat avec Dulac Cinémas. Projection de son film Les Corps ouverts en version restaurée et discussion animée par Léolo, directeur artistique et fondateur d'HORSCHAMP.

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Après des études d'histoire de l'art à l'École du Louvre et à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Sébastien Lifshitz travaille dès 1990 dans le milieu de l’art contemporain que ce soit comme assistant auprès du conservateur Bernard Blistène au Centre Georges-Pompidou ou de la photographe plasticienne Suzanne Lafont. En 1994, il se tourne vers le cinéma et réalise son premier court métrage, Il faut que je l’aime.

 

Suivront, en 1995, un documentaire sur la réalisatrice Claire Denis et, en 1998, le moyen métrage Les Corps ouverts. Le film révèle son style intimiste et sa manière singulière de filmer les corps. Ce portrait d’un jeune homme de seize ans à la recherche de son identité sexuelle, incarné par Yasmine Belmadi, lui vaut d'être salué dans de nombreux festivals internationaux dont Cannes et Clermont-Ferrand. Le film obtient le prix Jean-Vigo et le prix Kodak du meilleur court métrage.

 

Toujours ouvert aux genres et aux différents formats de récit, il dirige à nouveau en 1999 Yasmine Belmadi dans Les Terres froides, téléfilm qui mêle lutte des classes et sexualité, tourné pour la collection « Gauche-Droite » de la chaîne Arte. Le film est sélectionné à la Mostra de Venise. En 2000, Presque rien, son premier long métrage de fiction interprété par Stéphane Rideau et Jérémie Elkaïm, explore à nouveau ses thèmes de prédilection : l’intimité, la quête intérieure et l’homosexualité. En 2001, dans le road-movie documentaire La Traversée, il parcourt les États-Unis en compagnie de son complice et scénariste attitré, Stéphane Bouquet, à la recherche du père inconnu de ce dernier. Le film est présenté pour la première fois à la Quinzaine des Réalisateurs.

 

En 2004, il se lance dans la réalisation de Wild Side2, une plongée dans la vie d’une femme transgenre, d’un émigré russe et d’un prostitué maghrébin entre Paris et le nord de la France. Un trio de solitudes réunies dans un amour cru, campé par Stéphanie Michelini, Edouard Nikitine et de nouveau Yasmine Belmadi. Le film est sélectionné dans de nombreux festivals internationaux et remporte, entre autres récompenses, le Teddy Award du meilleur film au festival de Berlin.

 

En 2006, Lifshitz réalise trois portraits documentaires pour la lutte contre le sida dans le cadre d'une campagne de l'INPES. Les Témoins raconte l'histoire de Christophe, Jonathan et Frédéric, trois hommes qui témoignent de leur sexualité à risque et de leur contamination.

 

En 2008, il entreprend le tournage de Plein sud, histoire d'un trentenaire traumatisé par son passé, prenant en stop trois jeunes, direction le sud, le soleil et les choix à faire. Nouvelle réflexion sur l’identité, ce road-movie initiatique réunit Léa Seydoux, Yannick Renier, Pierre Perrier, Théo Frilet, Nicole Garcia et Micheline Presle. Le film est présenté au festival de Berlin en 2010.

 

Trois ans plus tard, il revient au documentaire avec Les Invisibles, présenté en sélection officielle (hors compétition) au 65e festival de Cannes. Il y recueille les témoignages d’hommes et de femmes nés dans l’entre-deux-guerres qui évoquent leur parcours de vie et assument leur homosexualité dans une France marquée par la morale, l’éducation religieuse et les pressions sociales. Le film poignant remporte le César du meilleur documentaire.

 

Peu après, il filme Marie-Pierre Pruvot dans Bambi, portrait intimiste de l’une des premières femmes ouvertement transgenres françaises, qui marqua les planches du cabaret parisien, le Carrousel de Paris, avant d’enseigner le français pendant plus de trente ans dans un collège de banlieue dans le plus grand anonymat. Le visage, la silhouette, les images d’archives et la parole de cette femme touchent les spectateurs et Sébastien Lifshitz remporte à Berlin en 2013 le Teddy Award du meilleur documentaire. Le film sort en juin 2013.

 

Sébastien Lifshitz est fait l’année suivante chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres et reçoit, en mars 2014, le prix Pierre Guénin contre l'homophobie et pour l’égalité des droits. Suit, en 2016, le documentaire Les Vies de Thérèse où il retrouve Thérèse Clerc, un des témoins des Invisibles, qui vient vivre devant la caméra ses dernières instants, se sachant condamnée par la maladie. Avec ce témoignage, Thérèse Clerc invente un dernier geste politique pour venir braver la mort et offrir une image combative de la fin de vie. Le film est acclamé à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs puis diffusé sur Canal +.

 

La même année, il est le commissaire de l’exposition « Mauvais Genre » aux Rencontres de la photographie d'Arles. À partir de sa collection de photographies amateur, il présente les différentes pratiques du travestissement depuis les années 1880 jusqu'aux années 1980. L’exposition est ensuite montrée à la Galerie du Jour Agnès B. à Paris, puis est présentée en 2018 à la Photographer's Gallery de Londres et, en 2021, à la Ryerson Gallery Center de Toronto. Un livre est publié à cette occasion aux éditions Textuel.

 

Toujours en 2016 sort aux éditions Steidl un coffret de quatre livres sous le titre Amateur, entièrement réalisé à partir des photographies amateur de la collection de Lifshitz. Chinées aux quatre coins du monde, des puces aux vide-greniers, d’internet aux galeries, les photographies qui composent ce coffret sont rassemblées selon quatre thèmes : l’étrange, les lieux désertés, le flou et la plage. Chaque livre crée un récit formel autour d’un de ces motifs, jouant sur les variations de cadre, de lumière, de mouvement et de sujet jusqu’à former un immense collage poétique.

En 2019, le Centre Pompidou organise une rétrospective des films de Sébastien Lifshitz, accompagnée d’une exposition de photographies vernaculaires, L’Inventaire infini. Un livre est publié à cette occasion aux éditions Xavier Barral. Un court métrage, Avenue de Lamballe, est réalisé également pour la rétrospective et rejoint la collection de films du musée « Où en êtes-vous ? ».

 

En 2020 sort le documentaire Adolescentes, tourné sur une durée de plus de 5 ans. Sélectionné au festival international du film de Locarno 2019, le film y reçoit le prix de la Semaine de la critique. La même année, Adolescentes reçoit également le prix Louis-Delluc. En mars 2021, lors de la cérémonie des Césars, le film remporte trois Césars (meilleur documentaire, meilleur montage et meilleur son).

 

Le réalisateur tourne en parallèle Petite Fille, un documentaire pour la chaîne Arte sur la dysphorie de genre ; il suit pendant une année la vie de Sasha, une enfant de 7 ans, assignée garçon à la naissance. Le film est d'abord présenté au festival de Berlin 2020 puis est diffusé en France sur Arte, où il obtient un record d’audience avec plus de 3 millions de téléspectateurs.

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Rencontrez Sebastien Lifshitz le 4 avril 2022

à l'Escurial, dans le cadre du cycle TOUTE PREMIÈRE FOIS

en partenariat avec Dulac Cinémas.

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