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culture(s)

 
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Alex
Beaupain

26 mai

Crédit photo © Yann Rabanier

Concert & Dialogue

avec Alex Beaupain

26.05.22  Le Balzac

animé par Léolo 

Cycle Acoustique

 

Duras disait que la passion reste en suspens dans le monde, prête à traverser les gens qui veulent bien se laisser traverser par elle. Je dis la même chose avec les chansons d’Alex Beaupain. Elles sont là, quelque part, flottante, prêtes à traverser, bouleverser, construire, reconstruire les sensibilités des chanceux qui croiseront leur route. 

 

Il y a une évidence dans l’oeuvre et la musique d’Alex Beaupain. Ce petit quelque chose qui fait d’une simple mélodie l’hymne d’une vie. Et parfois aussi d’un film, plusieurs films qui constituent une référence profonde dans la cinéphilie de toute une génération.

 

Alex Beaupain fait le lien entre des sentiments, des sensations et des concept à priori irréconciliables. En quelques notes, quelques secondes, quelques titres, il nous pousse au bord du ravin avant de nous retenir furtivement, nous tirer le col, poing serré, prêt à nous étrangler pour mieux nous sauver. La musique d’Alex Beaupain donne envie de courir en pleurant. En hurlant. Mais courir quand même, plus vite, plus loin. Courir ailleurs, à cet endroit ou la joie nous attend. 

 

Alex Beaupain, c’est un artiste né dans la ville de Victor Hugo, son écrivain classique favori. Le même auteur qui écrivait que “La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime.” dans L’Homme qui rit. Songe que l’on peut évidemment et totalement rattacher à l’oeuvre de l’auteur, compositeur, interprète que nous allons reçevoir, et immédiatement aussi à tout le travail de son ami et collaborateur Christophe Honoré, qui, de films en films, évoque à l’instar de la discographie d’Alex Beaupain, l’idée constante de la perte du bonheur. « Ce que l’on redoute le plus finit toujours par arriver » disait un poète italien du nom de Pavèse. Et bien Alex Beaupain, c’est la réunion de ces trois visions presque analogique. Un propos triangulaire conjuguant la passion, la perte amoureuse et l’appréhension du pire.

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Mais tout cela avec une légèreté des plus belles. Ces chansons se lisent, s’écoutent et se ressentent comme un sourire, délicat et parfois malicieux si ce n’est cynique et joueur. Chaque chanson nous rapporte à la complexité qu’est le simple fait d’exister et communiquer. Être humain parmi d’autres humains. Dans l’Homme qui rit, Hugo disait aussi que “Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli !”. On pourrait à nouveau rapporter cela à ta musique Alex. Si rire est bien la manifestation d’une gaieté soudaine. Car oui, on peut rire au cimetière ou lors des instants les plus grave. L’important restant toujours le recul que l’on prend face à chaque situation. 


Alex, j’ai écris ces quelques mots que je t’adresse aujourd’hui comme une lettre d’amour à ta musique. Car il y a de ces mélodies, ces textes qui réussissent parfois à en dire plus, toujours plus que n’importe quel mot ou n’importe quelle image. C’est ce que me fait ta musique. En plaçant mon âme en harmonie avec tout ce qui existe. Quel bonheur de t’avoir avec nous ce jeudi 26 mai 2022 et de revenir sur ton parcours, ta pratique et ton geste créateur.

 

C'est parti pour la première du cycle acoustique.

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Dialogue musical avec Alex Beaipain, le 26 mai 2022

au Balzac, dans le cadre du cycle acoustique

Conduit par Léolo

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